Quels impôts pour les associations ?

Vous êtes une association mais n’êtes pas certain de quels impôts vous devez payer ? Pour vous aider, voici quelques explications. La première question à vous poser est quels sont les impôts auxquels les associations peuvent être soumises puis la question suivante est relative à la gestion de votre association. Contactez nous si vous désirez recevoir un guide plus complet.

1- A quels impôts les associations peuvent-elles être soumises ?

Il y a deux catégories d’impôts à considérer. Premièrement les impôts non commerciaux puis les impôts commerciaux.

1- Les impôts non commerciaux

Les impôts non commerciaux incluent la taxe foncière, la taxe d’habitation, la contribution à l’audiovisuel, la contribution sur les revenus locatifs (CRL), la taxe sur les salaires et la taxe sur les véhicules des sociétés (TVS). Comme nous verrons ci dessous, les associations sont en principe exonérés de l’impôt sur les sociétés. Cependant, les revenus de leur patrimoine ou le placement de leur trésorerie peuvent les amener à devoir des impôts.

Taxe foncière

La taxe foncière est un impôt local dû tous les ans par le propriétaire d’un bien immobilier. Une association doit donc payer les taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties.
Cependant, sont exonérées :

  • les associations ou unions diocésaines propriétaires d’un bâtiment affecté à l’exercice du culte ;
  • les associations syndicales de propriétaires d’immeubles d’habitation partiellement ou totalement détruits par la guerre.

Taxe d’habitation

La taxe d’habitation (TH) est un impôt s’appliquant à chaque personne (propriétaire ou locataire ou occupant à titre gratuit) disposant d’un bien immobilier. Les associations sont redevables de cette taxe si elles occupent des locaux meublés à usage d’habitation ou servant à l’administration générale, et si ces locaux ne sont pas pris en compte pour la cotisation foncière des entreprises. Attention si votre association loue des locaux ou logements pour héberger, à titre temporaire, des personnes, ces locaux seront imposables.

Contribution à l’audiovisuel

La redevance audiovisuelle appelée communément redevance télé est devenue depuis 2009 la contribution à l’audiovisuel. Celle ci se paye en même temps que la taxe d’habitation. Donc si votre association possède un téléviseur, elle est redevable de la contribution à l’audiovisuel. Cependant, sont exonérées les associations caritatives qui hébergent des personnes en situation d’exclusion.

Contribution sur les revenus locatifs (CRL)

Les associations, propriétaires bailleurs de locaux professionnels ou d’habitation, qui louent des locaux en France, doivent payer la contribution sur les revenus locatifs. Les loyers sont exonérés dans les cas suivants:

  • les locaux loués à vie ou à durée illimitée ;
  • les locaux dont les revenus de location ne dépassent pas 1 830 euros annuels par local ;
  • les locaux loués à l’Etat ou aux établissements publics nationaux scientifiques, d’enseignement, d’assistance ou de bienfaisance ;
  • les locaux loués à des organismes gestionnaires de foyers de personnes âgées agréés ou de centres d’hébergement et de réadaptation sociale agréés.

Taxe sur les salaires

Si votre association a des employés, elle sera redevable de la taxe sur les salaires si elle n’est pas assujettie à la TVA ou si 90 % de votre chiffre d’affaires n’est pas assujetti à la TVA. Il existe cependant un abattement de 20 304 euros sur le montant annuel de la taxe sur les salaires. Sont exonérées les salaires versés durant six manifestations de soutien ou de bienfaisance. Au-delà de six manifestations, la taxe est due.

Taxe sur les véhicules des sociétés (TVS)

Si votre association n’est pas constituée sous forme de société (syndicat par exemple) elle n’est pas redevables de la taxe sur les véhicules des sociétés.

2- Les impôts commerciaux

Si votre association réalise des activités similaires à celles d’une entreprise commerciale ou a une gestion intéressée (voir plus loin), elle est soumise aux impôts commerciaux. Toutefois, vous pouvez bénéficier d’exonérations.

La TVA

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect général inclus dans les prix de vente de biens ou de prestations de services et payé par les consommateurs. Les associations qui effectuent des livraisons de biens ou des prestations de services à titre onéreux et de manière indépendante, sont soumis à la TVA. Il existe des exonérations que vous pouvez retrouver ici.

L’impôt sur les sociétés

L’impôt sur les sociétés (IS) est un impôt calculé sur l’assiette des bénéfices réalisés par une entreprise assujettie ayant son activité commerciale habituelle en France. Donc si votre association fait des opérations de caractère lucratif, elle sera soumise à l’IS. Il existe des exonérations que vous pouvez retrouver ici.

La contribution économique territoriale (CET)

La contribution économique territoriale (CET) est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010 qui a remplacé en France la taxe professionnelle à partir du 1 janvier 2010 . Attention si votre association est exonérée d’impôt sur les sociétés en raison de sa gestion désintéressée et si les recettes d’exploitation encaissées au cours de l’année civile de votre association n’excède pas le seuil de la franchise de TVA, alors vous serez également exonéré de CET.

La taxe d’apprentissage

Votre association sera soumise à cette taxe si elle est passible de l’impôt sur les sociétés au titre de l’article 206 du code général des impôts (CGI, art. 224).

Mais comment déterminer si votre association est soumise aux impôts commerciaux?

2- Votre association est-elle soumise aux impôts commerciaux?

Le principe de base est qu’une association de la loi 1901 n’est pas soumise aux impôts commerciaux. Par impôts commerciaux, on entend impôt sur les sociétés (IS), TVA, contribution économique territoriale (CET). Voir plus haut, les Impôts commerciaux, pour plus de détail. Par contre si votre association exerce une activité lucrative, elle devient a ce moment passible des impôts commerciaux . Donc la première question a vous poser est relative à la gestion de votre association: a t’elle une gestion désintéressée?

1- La gestion de votre association est-elle désintéressée ?

Selon le Bofip-Impôts n°BOI-IS-CHAMP 10-50-10-20 relatif aux critères généraux d’appréciation de la non-lucrativité de l’activité commerciale des organismes privés autres que les sociétés, Le caractère désintéressé de la gestion d’un organisme est avéré si les conditions suivantes sont remplies :

  • l’association est gérée et administrée à titre bénévole par des personnes n’ayant elles-mêmes, ou par personne interposée, aucun intérêt direct ou indirect dans les résultats de l’exploitation ;
  • l’association ne procède à aucune distribution directe ou indirecte de bénéfice, sous quelle que forme que ce soit;
  • les membres de l’association et leurs ayants droit ne peuvent pas être déclarés attributaires d’une part quelconque de l’actif, sous réserve du droit de reprise des apports.

2- Votre association a t’elle des employés ?

L’emploi de salariés par un organisme correspond à une méthode de gestion usuelle. Un organisme peut donc recourir à une main-d’œuvre salariée sans que cela ne remette en cause le caractère désintéressé de sa gestion. Cependant les conditions suivantes doivent etre respectees:

  • réaliser un travail effectif,
  • être rémunérés de façon non excessive par rapport aux usages constatées de leur profession,
  • et ne pas être eux-mêmes dirigeants.

3- Cas des dirigeants recevant un salaire

Sous certaines conditions, l’administration peut tolérer que les dirigeants reçoivent des contreparties, sans que cela remette en cause le caractère désintéressé de l’association, si les conditions cumulatives suivantes sont remplies :

  • le fonctionnement de l’association est démocratique avec l’élection démocratique régulière et périodique des dirigeants et un contrôle effectif sur la gestion de l’organisme effectué par les membres de l’association.
  • les contreparties sont déterminées de façon transparente,
  • si la rémunération brute mensuelle totale versée à chaque dirigeant, de droit ou de fait, n’excède pas les trois quarts du SMIC.

4- Association en concurrence avec le secteur marchand

Attention si votre association a une gestion désintéressée, mais que celle-ci entre en concurrence avec des entreprises du secteur marchand, elle sera alors soumise aux impôts commerciaux. Que signifie concurrence ? attention le critère est subjectif. Il sagit ici de savoir si une personne peut s’adresser indifféremment à l’association ou à une entreprise pour obtenir un même service. Un critère de lieu géographique d’exercice est donc utilise et l’evaluation de l’activité est faite sur la base d’un faisceau d’indices (la règle des 4 P) d’importance décroissante :

  • Le « Produit » proposé vise-t-il à satisfaire un besoin qui n’est pas pris en compte par le marché ou qui l’est de façon peu satisfaisante ?
  • Le « Public » : s’agit-il d’actes payants réalisés principalement au profit de personnes justifiant l’octroi d’avantages particuliers au vu de leur situation économique ?
  • Le « Prix » : les efforts consentis par l’association pour faciliter l’accès du public, notamment par des prix nettement inférieurs, se distinguent-ils de ceux accomplis pas les entreprises commerciales ?
  • La « Publicité » : l’association a-t-elle recours à des méthodes de nature commerciale pour promouvoir son action ?

5- Exonération

Votre association peut réaliser des activités lucratives accessoires et continuer à bénéficier du dispositif de l’exonération d’impôts commerciaux si elle respecte trois conditions cumulatives :

  • la gestion de l’association doit rester désintéressée ;
  • ses activités non lucratives doivent rester significativement prépondérantes ;
  • le montant des recettes d’exploitation encaissées au cours de l’année civile au titre des activités lucratives ne doit pas excéder une certaine limite. Pour 2016, la limite de la franchise est de 60 601 €.

Voir aussi:

Un association peut-elle faire l’objet d’un contrôle fiscal ?

Mon association est-elle soumise à la nouvelle loi anti-fraude TVA?

 

7 conseils pour moderniser votre association

Nous travaillons avec des associations et des fondations depuis plus de 10 ans. La quête continue de ces organisations est de se moderniser, d’attirer et de fidéliser plus de jeunes, soit comme bénévole, comme donateur ou comme membre. Alors quels sont nos conseils pour moderniser votre association?

1- Assurez vous d’avoir un site web responsive, compatible mobile et tablette

Notre époque est axée sur le digital. On cherche à connecter tout et tout le monde et notre façon d’interagir avec les personnes a changé considérablement. Le nombre d’internautes qui utilisent leur smartphone (Android, iPhone…) et tablette (iPad…) pour surfer sur internet est en constante augmentation (56% des Français utilisent leur mobiles. Les américains sont à 75%. Bref, la tendance est à la hausse – Source Médiamétrie 2014 et HostingFacts.com).

Pour une association avoir un site internet n’est plus suffisant. Celui ci doit être moderne certe, mais les membres s’attendent maintenant à accéder à tout site Web via leur appareil mobile. Vous devez donc impérativement rendre votre site internet compatible avec les téléphones portables et les tablettes.

la version mobile de votre site doit :

  • être simple et pratique à utiliser. Cela veut dire que votre site a une bonne ergonomie sur différents appareils. Vos lecteurs ne doivent pas zoomer et dézoomer pour lire le contenu de vos pages et articles.
  • Votre charte graphique doit être responsive, et donc s’adapter à tous les appareils instantanément en les reconnaissant.

En tant qu’association, vous devez permettre à vos membres de faire des dons depuis leur smartphone ou tablette, de renouveler leurs adhésions facilement en offrant une expérience satisfaisante sur tout appareil. De même, considérant que 75% des utilisateurs de Gmail accèdent à leur courrier électronique à travers un appareil mobile, assurez vous que votre newsletter et vos emails soient également compatibles avec tout appareil.

2- Votre site web doit appeler à l’action

Votre site web doit être moderne, mais surtout doit transmettre à vos membres les informations nécessaires pour les maintenir engagés. Des informations claires sur l’utilisation des fonds collectés et les résultats de vos actions sont nécessaires (attention votre système informatique doit vous permettre de collecter et d’assigner des dons à des projets associatifs spécifiques). Enfin, votre site doit contenir des boutons d’appel à l’action, pour donner, participer ou être bénévole. Votre bouton d’action doit se distinguer et être facilement identifiable et situé dans un espace non encombré, les membres ne doivent pas le chercher. Établissez un ordre de priorité si vous avez besoin de plusieurs boutons: le bouton d’action le plus important doit être le plus visible.

3- Moderniser vos événements

Votre stratégie d’engagements de vos membres doit se manifester en ligne mais aussi par l’organisation d’événements. Il est important de pouvoir organiser et faire le suivi de divers événements tels que, déjeuners, rencontres et ateliers. Il est impératif que toutes les informations relatives à votre événement s’intègre à votre CRM.

L’analyse de ceux-ci est important pour la gestion et l’organisation des vos futurs événements: quels sont ceux les plus populaires, quelles heures sont préférées? qui ne se présente jamais, etc…

4- Travaillez mieux, pas plus

La technologie basée sur le cloud permet à vos employés ou bénévoles de travailler de n’importe où et à n’importe quelle heure. Ils peuvent accéder à leur données de partout et les partager immédiatement, permettant une meilleure collaboration, une meilleure efficacité.

Une autre façon de travailler plus efficacement, est de simplifier vos tâches administratives et donc de gagner du temps en automatisant certains aspect de la vie de votre organisations. Créez un parcours donateur par exemple pour qu’un donateur reçoive automatiquement un email de remerciement et un reçu fiscal. Cela nous amène au point suivant:

5- L’automatisation du marketing

Automatiser son marketing n’est autre que d’utiliser la technologie pour automatiser sa communication via email, votre site web ou les réseaux sociaux. Ainsi l’automatisation vous permet de délivrer du contenu personnalisé et utile à un moment précis. Nous donnerons quelques exemples de base pour les associations:

  • campagne de bienvenue déclenchée automatiquement dès qu’un nouveau membre se joint
  • campagne de remerciements lors d’un nouveau don
  • campagne d’information sur un projet associatif auquel le membres a participé

6- Analysez toutes vos données rassemblez vos données dans une base unique: adoptez un CRM

L’analyse des données est la clé d’une communication ciblée et pertinente pour votre association. Sans cela vous dirigez aveuglément votre organisation et ignorez les préférences de vos membres. Assurez vous que votre CRM possède un tableau de bord puissant, vous donnant une bonne image de la santé de votre organisation. Votre CRM doit également vous permettre générer des rapports d’activité. C’est pour cela que nous pensons qu’une plateforme qui intègre tous vos systèmes (CRM, événements, mass mailer, etc…) et centralise vos données dans un seul endroit vous permet d’améliorer la compréhension de vos membres. Plus vous connaissez vos membres, plus vous pouvez communiquer avec eux de façon pertinente afin d’assurer leur fidélisation. Si vous utilisez une plateforme d’organisation d’événements telle qu’Eventbright, aucune des informations sur ces événements ne sera transmise dans votre CRM. Si vous utilisez un mass mailer indépendant, le probleme sera le même. Aucun des ces systèmes ne se “parlent” entre eux et votre information a moins de valeur, ne vous donnant pas une vision 360 de vos membres ou donateurs.

7- Sécurisez vos données

C’est évidemment, si vous perdez vos données, vous perdez votre réputation. Alors soyez sûre de choisir un système fiable et testé par des industries très exigeantes. Salesforce reste notre sous traitant favori. Le nouveau règlement européen sur les données personnelles arrive (RGPD), votre association doit s’y conformer sous peine d’amendes très élevées.

 

Les associations et leurs obligations envers la CNIL

En France, la loi informatique et libertés de 1978 réformée en 2004 impose des obligations aux collecteurs de données personnelles. Elle prévoit notamment une obligation de déclaration de fichier auprès de la Commission Nationale Informatique et Libertés (la “CNIL”) et des conditions de recueil et d’utilisation devant être conformes à la loi. Or en tant qu’association, il est tout naturel que vous collectiez ou traitiez des données personnelles de vos membres ou donateurs. Dès lors quelles sont vos obligations en la matière ?

Pour plus d’informations sur le nouveau règlement sur la protection des données, RGPD ou GDPR, qui entrera en vigueur en Mai 2018, cliquez ici.

Que sont les données personnelles ?

La première question à se demander est si votre organisation collecte des données personnelles telles que définies par la loi. Les données personnelles sont, selon la CNIL, des données qui permettent d’identifier directement ou indirectement une personne physique, par référence à un numéro d’identification ou à un ou plusieurs éléments qui lui sont propres. Ainsi, les données généralement considérées comme personnelles sont :

  • le nom
  • les numéros de téléphone
  • l’adresse
  • les différents numéros d’immatriculation (Sécurité sociale, automobile,..)
  • l’adresse e-mail
  • les coordonnées bancaires
  • l’adresse IP (son caractère personnel est encore sujet à débat juridique)
  • ou même un recoupement d’informations ( ex: le fils du médecin habitant au XX rue XX à Paris)

Dès lors qu’un traitement de ces données personnelles est mis en œuvre par un organisme (ces données sont simplement stockées par exemple), la loi informatique et libertés s’applique potentiellement et une déclaration à la CNIL est de rigueur.

Dispense des organismes à but non lucratif

Par exception à cette règle, les traitements de données personnelles mis en oeuvre par tout organisme à but non lucratif (association loi 1901, fondations, fonds de dotation) pour la gestion administrative de leurs membres, bénévoles et donateurs peut être dispensés de déclaration (les fichiers relatifs aux membres ou aux donateurs créés à partir de votre site web n’ont pas à être déclarés à la CNIL). Cette dispense concerne également les annuaires des membres y compris ceux diffusés sur internet ainsi que toute action de prospection réalisée auprès membres, donateurs.

Attention, cette dispense concerne uniquement les données relatives à l’identité, l’identité bancaire, vie associative, et à des fins statistiques les données de connexion. Ainsi, si votre association collecte des “données sensibles” telles que les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, l’appartenance syndicale, l’état de santé ou la vie sexuelle des personnes, les infractions, condamnations ou mesure de justice, etc…, cette dispense ne s’applique plus et vous devrez faire une demande d’autorisation à la CNIL.

Durée de conservation des données

Selon la loi, les données collectées ne peuvent être indéfiniment conservées. Votre association ne pourra ainsi pas conserver celles-ci au delà de la démission ou de la radiation du membre (sauf s’il l’accepte de façon claire par une case a cocher par exemple) et pour les donateurs au delà de deux sollicitations restées infructueuses. Les informations sur les prospects ne sont pas conservées après la réalisation de la campagne de prospection.

Consentement requis pour la collecte de données

En tout état de cause, soyez certain que votre système informatique permette d’informer les personnes lors de la collecte des données, de toute opération visant à diffuser leurs données personnelles, ainsi que sur leur droit d’opposition (email a l’administrateur permettant une demande d’opposition par exemple), d’accès et de rectification et sur les modalités d’exercice de ces droits (pop-up sur votre site lors de l’enregistrement des données).

Votre association devra donc ajouter en bas du bulletin d’adhésion en ligne, une phrase standard: “Les informations recueillies sont nécessaires pour votre adhésion. Elles font l’objet d’un traitement informatique et sont destinées au secrétariat de l’association. En application des articles 39 et suivants de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, l’adhérent bénéficie d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui le concerne.”
De même le consentement des personnes doit être obtenu si l’association envisage de céder ou louer leurs coordonnées à des fins de prospection commerciale par voie électronique (par exemple une case à cocher lors de la souscription).

Les informations légales de votre site internet

Une association qui a un site Internet devra obligatoirement afficher une page d’ “Informations légales”, reprenant les différentes informations à propos de l’hébergeur de votre site internet et de son éditeur.

Pour en savoir plus:
https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.donumJO=0&dateJO=20100707&numTexte=76&pageDebut=&pageFin=
https://www.cnil.fr/fr/les-fichiers-des-associations-en-questions

Les nouvelles obligations du RGPD

Guide pratique gratuit « Les associations et le Règlement Général sur la Protection des Données (RGDP ou GDPR) »

Présentation de la Fondation L’Oréal

Site Web

http://www.loreal.fr/developpement-durable/fondation-d’entreprise-l’oréal

Mission

Porteuse de valeurs d’excellence, de générosité et de créativité, la science fait partie de l’ADN de L’Oréal. Il était donc naturel pour la Fondation d’en faire un domaine d’intervention. Et c’est en s’attachant à rendre la science accessible, partagée, encouragée, que la Fondation a choisi de s’engager.

Domaines d’intervention:

La Fondation L’Oréal a choisi d’agir dans des domaines où l’expertise métier du groupe peut être mise au service de l’intérêt général : la science et la beauté. Science et beauté sont les deux piliers de l’expertise du groupe L’Oréal. La Fondation s’appuie sur ces atouts pour développer, partout dans le monde, des actions utiles à des publics discriminés ou fragiles. Ses programmes s’organisent autour de deux grandes causes.

1- LA SCIENCE : POUR AIDER LES FEMMES DE SCIENCE ET SUSCITER DES VOCATIONS

Avec son programme « Pour les Femmes et la Science » mené depuis 1998 en partenariat avec l’Unesco dans 106 pays, la Fondation promeut la place des femmes dans la recherche scientifique et encourage les vocations. Elle s’attache également à soutenir l’éducation scientifique, à travers de grandes expositions ou des initiatives solidaires.

2- LA BEAUTÉ : POUR RENOUER AVEC L’ESTIME DE SOI ET RETROUVER LE LIEN SOCIAL

Attachée à promouvoir une beauté généreuse, la Fondation développe des actions qui aident, par l’apparence, des personnes atteintes dans leur intégrité physique, psychique ou sociale à se reconstruire. Elle permet également à d’autres de retrouver un avenir à travers une formation professionnelle aux métiers de la beauté.

Comment soumettre votre projet ?

http://www.projets-fondation-loreal.com/fr/

La Fondation L’Oréal soutient uniquement des projets d’intérêt général portés par des structures à but non lucratif. Ces projets doivent s’inscrire dans les deux domaines d’action de la Fondation que sont :

  • La science : promotion de la recherche, et notamment de la place des femmes dans la science et diffusion de la culture scientifique.
  • La beauté solidaire : soutien aux personnes en situation de vulnérabilité sociale ou atteintes dans leur intégrité physique ou mentale à retrouver l’estime de soi grâce à la prise en charge de leur apparence ; aide aux personnes en situation de fragilité sociale à se réinsérer socialement par la formation à un métier dans le secteur de la beauté.

La Fondation tient compte également des critères d’éligibilité suivants :

  • Le caractère concret, l’originalité et l’innovation sociale du projet ;
  • L’inscription du projet sur le long terme ;
  • L’intégration dans le projet d’un volet évaluation pour mesurer l’impact sur les bénéficiaires ;
  • L’implication possible pour les salariés de L’Oréal.

La Fondation L’Oréal ne finance pas d’événements culturels, sportifs ou publicitaires ni de projets ponctuels de type gala ou kermesse. Elle ne soutient pas non plus de voyages humanitaires, scolaires ou de bourses d’étude ni de projets portés par une structure à caractère religieux, confessionnel ou politique.

11 points clés pour évaluer un CRM ou logiciel pour association

Si vous avez décidé d’adopter un CRM ou logiciel de gestion pour votre association, voici les 11 conseils pour étre sûr de faire le bon choix.

1- Le logiciel est spécifiquement adapté aux associations ou fondations

Il existe des dizaines et des dizaines de systèmes. Si en plus vous acceptez de travailler en anglais, vous avez le choix entre des milliers de systèmes de gestion. Assurez-vous cependant de vous concentrer sur une solution spécifiquement conçue pour vos besoins et donc pour les associations et fondations. En tant qu’association, vos besoins sont très spécifiques, notamment sur les dons en lignes et campagne de dons. Assurez vous que le système vous permet de satisfaire ces besoins spécifiques.

2- Logiciel intuitif

Le logiciel que vous choisissez doit être intuitif et utilisable par des personnes n’ayant pas de formation technique.

3- Le logiciel est automatisé

Choisissez un logiciel qui automatise votre travail le plus possible. De nombreuses solutions vous propose de configurer vous même un site web…c’est beaucoup plus dur et long que l’on peut le penser. Pourquoi perdre son temps à ça quand cela peut être automatisé ?

4- Système unique et intégré

Choisissez le système qui intègre le plus des fonctionnalités dont vous avez besoin pour assurer que tous vos systèmes communiquent (CRM, dons en ligne, adhésions en ligne, site web, page web, événements, billetterie, etc…). Par exemple la solution que vous choisissez peut par exemple créer des formulaires de dons en ligne. Ces formulaires doivent être intégrés dans un système de CRM pour vous permettre de centraliser vos données et avoir une vue 360 de vos donateurs ou membres.

5- Vos données sont sécurisées

Attention à la sécurité de vos données. Où sont les données stockée ? Qui a un accès direct ? Y a t-il un vrai backup ?

6- Infrastructure solide

Choisissez un logiciel qui repose sur une solide infrastructure. Demandez des informations sur ce point. Que se passe t-il si la société disparaît? qu’advient-il de vos données?

7- Logiciel préparé pour le RGPD

Nous avons parlé de ce problème plusieures fois. Votre logiciel doit vous permettre d’être en conformité avec le RGPD.

8- Outil de recherche et de rapports

Ce point est très important et pourtant souvent oublié par les associations. Votre système devra non seulement vous permettre de faire des recherches facilement, mais également vous permettre de produire des rapports. En effet, si votre associations vient à faire des demandes de financement, les rapports vous seront nécessaires.

9- Outil accessible de partout

Même si vous ne travaillez que de votre bureau, il est recommandé d’avoir une solution qui vous permet d’accéder à vos donnees et votre logiciel depuis n’importe quel terminal.

Nous préférons une solution cloud car ces solutions sont accessibles de partout. Vous ne voulez pas vous retrouver dans la situation ou un volontaire est malade et personne ne peut accéder aux données.

10- Le logiciel répond à la plupart de vos besoins

Sauf si vous avez les moyens financiers d’adapter un logiciel open source à absolument tous vos besoins, il est plus que probable que votre logiciel sera préconfiguré et donc aura certaines fonctionnalités prédéterminées, et que certaines fonctionnalités manqueront. Faites une liste des fonctionnalités dont vous avez absolument besoin, des fonctionnalités que vous aimeriez avoir, et de celles dont vous n’avez pas besoin du tout. Enfin déterminez votre budget.

11- Import et export facil

Encore un point essentiel malheureusement ignoré des associations. Vos données doivent pouvoir être exportées facilement vers un autre système renommé dans le cas ou vous grandissez trop vite ou vous n’êtes pas satisfait du service. Vos données peuvent elles être exportées vers un Salesforce ou un Blackbaud ou un CiviCRM si vous voulez utiliser un leader ?

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Sur le même sujet voir:

Guide d’achat d’un logiciel pour association: Sélectionner le bon logiciel de gestion (ou CRM) pour votre association

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Pourquoi votre association a t-elle besoin d’un CRM ou d’un logiciel de gestion?

Choisir le bon CRM pour une petite association

Pour les petites associations, avec un petit budget, la question d’investir dans un logiciel de gestion d’association ou CRM n’est pas toujours évidente. Ces organisations ont un budget limité avec lequel travailler, mais doivent tout de même accomplir leur mission, promouvoir leur cause et répondre aux attentes de leurs membres. Encore beaucoup de petites entités pensent que l’investissement dans un système est superflu (après tout il y a de nombreuses solutions gratuites!). Mais attention, un logiciel de gestion est, selon nous, un investissement très important pour assurer la bonne administration d’une association, quelque soit sa taille, et qui sera probablement crucial après l’entrée en vigueur du nouveau règlement général sur la protection des données (RGPD).

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